Les choses à savoir concernant la climatisation d’appartement en copropriété

En copropriété, une installation de climatisation d’appartement ne se déroule pas de la même manière que dans un local ni dans une habitation individuelle. En effet, le type de climatiseur le plus utilisé est le monosplit, c’est-à-dire avec une unité intérieure et une unité extérieure. Et pour installer cette dernière, cela ne sera pas une mince à faire puisque des autorisations peuvent être nécessaires dans la mesure où elle modifie l’aspect de la façade de l’immeuble, qui est d’ailleurs une partie commune. Tour d’horizon sur les choses à savoir concernant une climatisation d’appartement en copropriété.

La climatisation en appartement et la copropriété
Comprendre les règles de copropriété en matière de climatisation dans un appartement

Que dit le règlement de copropriété ?

Un immeuble est toujours régi par un règlement de copropriété dans la mesure où il y a des parties communes, telles que les escaliers, les couloirs et la façade. Dans le cadre d’un projet d’installation de climatisation d’appartement en copropriété modifiant l’aspect de la façade, il sera ainsi nécessaire de consulter le document si celui-ci l’autorise ou de demander au syndic si cela est possible.

Dans la plupart des cas, cela est autorisé, mais le règlement peut spécifier différentes exigences à respecter notamment en matière de niveau sonore, de coloris ou de modèles. Si ce n’est pas le cas, il sera toujours possible de modifier les lignes s’y afférant lors d’une assemblée générale des copropriétaires. Il suffit d’avoir 2/3 des voix représentant la double majorité de l’article 26 pour pouvoir changer le règlement de copropriété.

Que dit le plan local d’urbanisme (PLU) ?

Qu’est-ce que le PLU a avoir avec l’installation d’une unité extérieure de climatisation ? Cela est bien évidemment lié. En effet, le Plan Local d’Urbanisme régit les quartiers d’une ville. Ce qu’il faut savoir, c’est que certains d’entre eux sont plus règlementés que d’autres notamment ceux situés près de monuments classés et cela principalement dans un souci d’harmonisation. Dans le cas où le PLU interdit formellement l’installation de ce genre d’équipement en façade, il n’y aura pas matière à discuter. La seule option qui reste sera un climatiseur sans unité extérieure.

L’option la plus simple en copropriété : le climatiseur monobloc

Dans la mesure où un climatiseur monobloc, dont toute la technologie est contenue dans un unique et même équipement, sera installé à l’intérieur (partie privative), il ne sera pas nécessaire de demander une autorisation préalable auprès du syndic de copropriété ni d’avoir l’aval des autres copropriétaires. Seulement, il y a quelques contraintes concernant la gaine d’évacuation qui doit être passée par une fenêtre ou un trou au niveau du mur ; ce dernier nécessitera l’aval des co-possesseurs.

Deux modèles de climatiseur monobloc peuvent être installés en appartement pour profiter de l’air frais :

Monobloc mobile Monobloc fixe

- climatiseur monté sur roulettes pour une facilité de déplacement d’une pièce à une autre ;
- pouvant climatiser une pièce d’une superficie jusqu’à 35 m² ;
- commande à distance : température souhaitée, niveau de climatisation (comme pour un ventilateur)… ;
- programmation automatique ou semi-automatique ;
- plusieurs filtres possibles pour purifier l’air.

- climatiseur à installer en hauteur sur un mur ;
- plus puissant qu’un modèle mobile ;
- pouvant climatiser une pièce jusqu’à 80 m² ;
- plusieurs filtres possibles pour assainir, déshumidifier et purifier l’air ;
- niveau sonore équivalent à celui d’un réfrigérateur.

L’option la plus utilisée : le climatiseur monosplit

Actuellement, le système de climatisation le plus utilisé est le climatiseur monosplit consistant en

une unité extérieure pour une unité intérieure. Sur bien des aspects, elle est plus performante que le climatiseur monobloc. Premièrement, il permet d’avoir une installation plus nette et moins encombrante. Ensuite, il est plus puissant tout en étant plus silencieux dans la mesure où les éléments bruyants comme le compresseur se trouvent à l’extérieur de l’appartement (dans le module externe). Et suivant les besoins et les finalités, son unité intérieure peut prendre plusieurs formes :

  • Mural (la plus classique) : unité fixée en hauteur sur un mur ;
  • Cassette (la plus discrète) : unité encastrée dans le plafond ou un faux plafond (hauteur minimum sous-plafond de 3 m nécessaire) ;
  • Console (la plus modulable) : unité installée en allège (entre le sol et une fenêtre) ou encastrée dans le mur.

Ce qu’il y a d’intéressant avec ce type de climatiseur, c’est qu’il est généralement réversible, c’est-à-dire qu’il permet à la fois de rafraîchir une pièce et de le chauffer. Cela permet alors de bénéficier d’un système 2-en-1 ne nécessitant qu’une seule installation, que ce soit à l’intérieur comme à l’extérieur. La forme la plus courante est la pompe à chaleur air-air.

La pompe à chaleur air-air

Il s’agit de la forme de climatisation la plus performante. Son principe de fonctionnement repose sur un cycle thermodynamique aérothermique, c’est-à-dire que l’appareil utilise l’air extérieur comme source d’énergie. En mode chauffage, la PAC aspire l’air extérieur pour en prélever les calories via le fluide frigorigène en circuit fermé. Lorsque ce dernier est condensé, il dégage de la chaleur. C’est cette chaleur qui sera alors diffusée dans le logement par l’unité intérieure. En mode climatisation, la PAC inverse son processus, c’est-à-dire qu’elle aspire l’air chaud vicié à l’intérieur pour la rejeter vers l’extérieur et injecter de l’air frais. Un système de filtres permet de bénéficier d’un air pur sans allergènes et déshumidifié.

La pompe à chaleur air-air est la meilleure solution pour climatiser un appartement, mais également de le chauffer. D’autant plus qu’il permet de bénéficier de certaines aides dans la mesure où le coût d’installation d’une climatisation en appartement de ce type peut être conséquent ; 5 000 € au minimum (fourniture, pose et mise en service). Parmi ces aides, il y a la TVA à taux intermédiaire de 10 % sur l’installation, la Prime Énergie et l’aide « Habiter Mieux Agilité » de l’Anah (jusqu’à 2 000 €).

Résumé

La climatisation d’appartement en copropriété est régie par de nombreuses règles. Un copropriétaire souhaitant faire poser une clim devra alors vérifier si le règlement l’y autorise. Ensuite, il devra demander l’aval des autres copropriétaires lors d’une assemblée générale après avoir vérifié le PLU (plan local d’urbanisme) s’il est autorisé à faire poser une unité extérieure. L’option la plus simple en copropriété reste le climatiseur monobloc tandis que la plus courante est le modèle monosplit qui peut se décliner sous forme de pompe à chaleur air-air, une climatisation réversible permettant de faire des économies sur sa facture d’électricité.

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